21 oct. 2009

Lilas Kwine déménage...


Et c'est ici que ça se passe :

http://lilaskwine.over-blog.com/


Allez faites pas les chiens, soyez pas vache, venez-y quoi, même Gilberte je la laisse pas derrière.

2 oct. 2009

Bio man





H²O sur parquet, suintant la trace des pas
lourd éveil à l'automne d'une vie de trépas
caféine moite, gouttes noires sur le grès,
au sommeil accordée la révolte qui boite

Traverser frissonnant, l'encens blême des belles brumes
entrevoir l'écume amère
entraîner les carmins au levant

Tu chantonnes en sourdine la beauté grêle des mirages
comme pour abuser un peu
l'embryon du tourment

Tu marches vite, tu inspires, tu joues à parler aux nuages
alors débute le voyage fou
au détour chlorophylle d'un instant

...

Si grand que demeure l'infini, la faible illusion d'exister
Ne plus se prendre au sérieux
Si grand que demeure l'infini, agiter tes erreurs floues
Résolu à l'indulgence enfin

Si grand que demeure l'infini, venir à bout des terreurs
Mesurer les accres de vanité
Si grand que demeure l'infini, se résigner à l'inaction
Étrenner la contemplation

Si grand que demeure l'infini, avoir les larmes aux yeux
toucher, serrer contre toi
le gracieux vivant


...


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27 sept. 2009

Rainbow Warrior




J'ai les pieds nus qui dansent à l'aube cristalline
la langue claquant le "la" du quart d'heure mutin
J'ai les pieds qui dansent, mes orteils se joignent,
larguant voiles et amarres dans le petit matin

J'épile à la hache les complexes aberrants
je les relègue bravache au caniveau des tourments
Je lisse les aspérités rugueuses à la paille
larguées aux encombrants d'une journée sans faille

J'ai les pieds qui dansent, les jambes qui s'en mêlent
s'emmêlant, elles qui n'étaient que de plomb
alors soudain se sentent pousser des ailes
délestant l'asphalte de ce macadam moribond

Et je délègue du vide le lest un étage en dessous
peu importe s'il ne reste que trois francs six sous
puisqu'aujourd'hui j'ai la vie haut qui s'envole,
les pensées en liberté, la révolte à six coups

A l'océan des dérives, je pêche à la luciole
par légèreté je tangue sur ce canot
j'en fais au présent ma nouvelle ivresse
qui me tient lieu de fantasque ilot

J'ai la vie en fleurs dont j'éternue les pollens
pourvu qu'il contamine les faux sages abscons
qu'il explose des vrais cons la bulle mondaine
où étouffe le souffle du monoxyde de l'ego


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15 sept. 2009

Anthologie (incomplète) de la jeune poésie francaise ( buzz )

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Oui dit comme ça, ça en jette ( disais-je hier soir même à mon père ).

En tous les cas voilà: vous allez pouvoir pouvoir nous ( moi et quelques autres ) lire à l'ancienne.

Sur papier quoi.

LES MENSURATIONS?

Titre : Anthologie (incomplète) de la jeune poésie française
Auteurs, poètes : Vincent Milhou, Stéphanie Gaou-Bernard, Yannis Sanchez, Lila Kwine, Eknath, Le Babel, Juliette Guerreiro, Pascal Leray, Cédric Lerible, Nicolas Jaen, Pascal Lamachère et Le Poète Inconnu.
Tirage initial : 400 exemplaires
Collection : Littérature
Format : 140 x 195 mm
Nombre de pages : environ 220 pages
Couverture : quadri recto, carte Rives Tradition 250 g,
Dos carré collé
Intérieur : papier offset blanc 80 g
Prix du livre (1) : 15 euros
Date de parution : 10 décembre 2009
Pré vente jusqu'au 15 octobre



Pour le reste, comment vous convaincre d'intercaler un recueil de poésie dans votre bibliothèque?



- Ça cache les taches de cire fondue sur une table de nuit.
- C'est la classe pour les invités, de la poésie dans les chiottes.
- Ça vous réhabilite auprès de vos parents qui ont eu un mal de chien à vous faire apprendre plus de deux vers en primaire.
- Ça fait de vous un acteur de l'économie solidaire ( vous pouvez même vous en partager la garde entre plusieurs bibliothèques )
- Une super idée de cadeau de Noël si vous voulez mon avis...
- ... Et puis après tout, c'est plutôt sympa!


Si jamais ça intéresse certains d'entre vous, n'hésitez pas à m'envoyer un petit mail ( les pré-ventes se font jusqu'au 15 octobre)

3 sept. 2009

66° 33° Nord ( Satellite # 4 )

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Tracé le cercle, le parallèle des godasses,
à pas prudents longer toutes les latitudes;
là jouant l'équilibriste au fil de la solitude
confondue dans la masse du beau réel
sur ce lac gelé, utopique,
contempler l'éternité qui passe,
reflet topic, guetter l'humanité
l'espace d'une nuit diurne
l'espoir fou de la revoir
enfin en son absence.

Entre les mains, un pain de glace
perdu aux confins des plaines scintillantes
désaltérée la peau, ces vieux espoirs fripés;
foulées à reculons, nez à vif levé aux étoiles,
vasoconstriction des chevilles à l'immensité qui passe.

Plus rien n'est à l'exception du grand Tout qui enlasse
Plus rien n'est de tout ce qui jusqu'à l'or gris me lasse
J'ai trouvé la paix dans une aurore bleueréale
à l'aube d'un jour sans fin, un instant j'ai trouvé
Lapland en ton pays de cette paix qui délasse.


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1 sept. 2009

Who's bad? ( Le mauvais sort )

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Voilà.
C'était toujours comme ça.
Depuis que le monde était monde.
Y'avait ceux qui ne voyaient rien à force de trop gueuler. Et ceux qui voyaient tout en se faisant engueuler.

- 'TOOOOOOP!

- Quoi ? Mais quoiiiiiii-euh?

- T'as dépassé.

- Meuh n'importe quoi j'ai pas dépassé tu dis n'importe quoi d'abord!

- Si
regarde, t'as dépassé, , ça bave sur le nuage.

- Quoi ça?! Mais on avait dit que sur la ligne c'était ok!

- Nanananan, c'est
toi qui a dit ça mais nous jamais on a dit ça, hein les gars qu'on l'a pas dit?

- (nan-brouhaha-nannannaanannonnonan-brouhaha-'fin sisisisi-brouhaha).

- Bon voui, c'est vrai, ça dépasse, mais c'est joli non?

-
Ha! Tu vois! Maintenant tu rends le jaune. Et pis de toute façon c'est nul ton idée, t'as déjà vu un nuage jaune toi?

- Ben oui, quand tu regardes biensse, les nuages ils sont jaunes un peu. Mais pas que...

- Hé peuchère, je vous l'avais pas dit qu'il était fada le nouveau les gars? Hanhanhan ( rires-gras-crayola )
jaunes! Et pourquoi pas la St Victoire en bleue tant que t'y es, fan de lune va!

-... Justement j'allais vous le propos...

- Allez ça va maintenant! Tu nous rends le crayon sinon on te casse la tête à la récré! C'est comme l'autre pignasse hier avec ses bonhommes qui dansent en se tenant la main. On aurait dit des tapettes un peu! Hey les gars, c'est une tapetttte, une tapett-euh! Des nèfles, jamais plus il pourra colorier avec nous le Matisse!

- ( Ouaistapetteallezcassetoi-brouhahadepetitscons-ouuuuhlatapette).

- Allez Cézanne, tu sais bien non, on était d'acc' depuis le début, c'est la
règle: le Mauvais sort.





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* en réponse au défi de the blog busteuse "et l'essentiel c'est le principal":
http://etlessentielcestleprincipal.blogspot.com/


"Ecrire une scenette, une pensée, ou quoi que ce soit qui sorte de votre crâne, sur le thème du mauvais sort."


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30 août 2009

Appareil Ménager ( Kind of a love affair # 21 )

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Le crépuscule recouvre le jardin d'un voile opaque.
Il me rappelle les mystères que l'on n'était pas censé dévoiler.
Mais comme la brume pressée à la clarté diurne de se retirer, ils
s'évaporent.
On l'a bien cherché.
On en est venu à souffler dessus comme des fous pour enfin percevoir un dixième de nos fantasmes.
Et même si on a pas été déçu des prévisions, il ne nous est plus resté que des certitudes.
Comme un roman qu'on aurait commencé par la fin.
J'ai bien conscience qu'on est passé à autre chose à présent.
Et si un instant j'ai été tenté d'arrêter, j'ai pris le parti d'observer un peu.
Entrer dans une relation, c'est pénétrer un vaste monde.
On aurait le choix entre se cogner aux frontières du pays d'origine
Ou oser en franchir les limites comme pour découvrir des contrées insoupçonnées
Une vie à deux.
S'abîmer dans la fusion sans dommage.
Initier la dispersion en douceur.
Et ces déclarations qui ne se vérifient que lorsque le voyage prend fin.
Au présent je sais ce qui me lie.
Je n'ai pas besoin de me tester davantage.
Je sais qu'elle me manque infiniment et que ce n'est pas la peur du vide
Je sais que le vide, je peux le ressentir à côté d'elle.
Je sais qu'elle ne peut pas tout pour moi.
Elle sait que je ne lui dois rien.
Elle est le témoin tranquille de ce que je refuse souvent aux autres
Elle lève la main droite et dit je le jure, même si ça n'est pas vrai au besoin.
Il est des passerelles et des ponts; certains se sont effondrés.
Même les matériaux les plus solides finissent par céder aux passages incessants.
Même l'ascenseur pour le septième ciel prend parfois des allures d'échafaud.
Mais c'est elle que j'aperçois en premier lorsque s'ouvre sur une foule dense mon champ de vision.
Et lorsqu'elle passe sa main sur ma joue endormie, alors ses doigts se chargent de raconter ce que ma peau a oublié.



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25 août 2009

Aujourd'hui il a fait beau ( Kind of a love affair # 20 )

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Je contemple mon reflet dans le bleu miroir de l'eau.
C'est un samedi matin fripé.
A 30 ans, il est des jours où vous en paraissez 20. D'autres 40.
C'est un âge étrange qu'il convient d'apprivoiser un peu.
Surtout lorsqu'on pratique l'introspection de manière obsessionnelle.
A chacun sa façon de devenir l'esclave de ses propres démons.
Elle vient de partir.
J'entends le claquement de ses sandales s'éloigner dans la ruelle.
Juste avant elle a effleuré la commissure de mes lèvres en déposant doucement sur ma joue un baiser.
On ne m'avait jamais embrassé de façon si érotique.
Un instant j'ai failli la retenir par la taille.
J'ai senti son souffle parfumé m'inviter à en rester là.
Je songeais à ces dernières heures où tout avait semblé si simple.
La simplicité n'est pas précisément ce qui me caractérise le mieux.
Je passe une grande partie de mon temps à en perdre.
Examiner à la loupe les coutures de mes possibles choix.
Peser le contre, rejeter le pour.
Par trouille plus souvent que par pragmatique objectivité.
Dans ce cas par exemple.
Franchir la ligne qui ne nécessitait qu'une pichenette du doigt a pris des allures pitoyables de traversée de l'océan à la nage.
Avec pour seul compagnon de route, l'aileron du doute traçant ses cercles parfaits autour de moi.
Je pense trop avant d'agir.
Il y a longtemps, j'ai compris qu'on ne pouvait être perpétuellement dans le contrôle.
Maitriser le lâcher-prise me demande plus d'effort.
Je contemple chaque brisure qui me hante et je pense au no mad's land des regards qui déchantent.
Quelqu'un a dit: "Dans une société totalement saine, la folie est la seule liberté."

J'aime sa folie discrète qui contraste si fort avec l'idée que se font la plupart des gens de la liberté
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Lorsque je l'ai aperçu, j'ai eu la sensation pressante de devoir aspirer le nectar de la délivrance d'un trait pendant une courte saison.
Et cette incision lente et profonde dans mon plexus crispé.
Elle a décidé pour deux.
Avec la spontanéité légère qui la caractérise si bien, ses yeux souriants ont traversé mes hésitations sans équivoque.
Plus tard, j'observe le chargement entier de peaux rougies, tassées sur la dernière navette.
Le 17H20 bat pavillon arrière pour s'en retourner vers le continent.
Le ressac soudain agitant les flots, arrache à la mer un grondement sourd et régulier alors qu'on la réveille d'une sieste plane,
L'illusion du bonheur parfait n'a pas duré plus de 8 heures. Autant dire une éternité.
Le bleu turquoise croise le sombre nuit et le vert parsemé d'écume légère. La beauté de reflets nacrés sur l'eau translucide me renvoie à ma propre condition de passager en transit entre le rien et le rien.
Au cours de l'étape touristique en laquelle consiste la vie, j'apprends laborieusement à composer avec mes contradictions profondes labourées d'incertitudes. En espérant que le temps y sera clément.
Aujourd'hui, il a fait beau.
Je referme la fenêtre.
Je laisse en dehors le réel. Tous ces espaces clos à la cire des auto-censures.
Je rejoins mon alcôve spiritueuse.
Jusqu'à l'été prochain.



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20 août 2009

Docteur Polis

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- Bien! Alors, qu'est ce qu'on a ici?

- Femme, type eurasien, approximativement 36 ans, pétrifiée brusquement alors qu'elle prenait une photo dans la cité de Deicterion à Samos. On l'a récupéré inanimée à côté de son Nikon. Vient d'être rapatriée via Athènes.

- Hmmm, encore cette saloperie de Méduse. J'avais pourtant fait prévenir les autorités sanitaires...C'est le 5em en 1 mois! C'est quand même incroyable. Et vous avez fait un ECG? Parce que là je veux pas être négatif mais à travers tout ce bordel...

- Oui Docteur, on a un rythme sinusal, faiblement perceptible à travers la roche, mais présent.

- Et vous avez récupéré le Nikon?

- Pardon Docteur?

- Non, rien. Ok, on attaque les enfants. Burin de 12!

- Burin de 12 Docteur.

- Dites je serais pas contre un peu de musique, c'est d'un morose l'ambiance dans le coin. Dieu que je déteste les mois d'août.
Et évitez moi le coup du Dolly Parton, Mireille. La dernière fois j'ai failli commander un bourbon on the rocks à la place du clampe. Ca fait désordre. Manquerait plus qu'on se mette tous à danser le Madison dans la foulée...Je me demande comment vous faites pour ne pas vous vautrer au bloc avec des 'Tiags au passage. Enfin moi notez, tant que vous restez efficace, je m'en fous.
Tenez, passez plutôt le CD là-bas, et envoyez la sauce.

- "Touch me" Docteur?

- Exactly Mireille, exactly. Bon, papier ponce.

- Papier ponce Doc!

- Ah! Voyez ce que je veux dire ma petite Mireille: vous me refaites le coup du Doc', j'ai horreur de ça. Mais bon sang, il existe autre chose que les westerns spaghettis dans la vie!

- Y'a les westerns rigate Docteur.... ?

- (...) Mais d'où il sort ce guignol?

- Euh c'est le nouvel interne Doc'--teur.

- Je vois. Bon, Machin, soit t'es Rital et je passe. Sinon la prochaine fois que t'essaieras de faire de l'humour, oublie pas de charger les palettes à 200, j'ai failli faire un arrêt tellement c'était drôle.

- C'est vrai Docteur?

- Non, là c'est de l'humour, et toi tu vires de mon bloc. Ah meeeeerde, j'ai pété l'arête nasale! C'est mon point faible, je le sais pourtant!

- Notez ça lui donne un côté Sphynx, comme ça on reste dans le thème...

- Tu vois Machin? C'est pour ça que Mireille elle bosse avec moi depuis 15 ans. Allez dégage maintenant.
Bon, Patafix. On va sauver ce nez Mireille, je vous jure qu'on va le sauver.

- C'est pas grave docteur, vous en avez déjà récupéré de plus critiques. Souvenez vous ce jeune chanteur qui dansait si bien aussi. Ahh, comment s'appelait-il déjà?

- Michel quelque chose. C'est vrai Mireille. Vous avez confiance en moi et ça me plaît.

- Oui Doc'..

- Allez Mireille, après 15 ans d'une parfaite collaboration, vous pouvez bien m'appeler Persée...



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18 août 2009

Cameron m'a tué

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Putain y'a encore 10 mn si on m'avait dit ça.

D'ailleurs, 20 m en 10 mn c'est pas la gloriole mon pote.
J'aurais jamais cru que c'était aussi dur de marcher avec des talons. Je te jure à côté de ça, l'ascension du Mont-Blanc par la face Nord en claquettes c'est un échauffement de tafiole. Faut dire, sont gratinés comme la tartiflette d'un savoyard pur souche ceux là. Ils les ont bien choisi ces salopards. Tu peux les paumer dans une botte de foin version playmobil, t'es encore assuré que même la Gestapo avec une tripotée de Dob's elle les retrouve jamais.

J'y arriverai plus maintenant c'est sur.

Aie meeeeerde, ça y'est j'ai des cloques! J'ose pas regarder....
Sssss, ok, autant pour moi, c'est des bubons à ce stade.

Allez, on se relance, c'est pas une vulgaire paire de pompes qui va me faire perdre ma dignité. Et surtout une caisse de Puligny-Montrachet.
Penser à autre chose, penser à autre chose, penser à autre chose sinon c'est foutu.

Tu parles. J'ai les calcanéums cisaillés comme du charolais dans un hâchoir mal affuté.
J'imagine la scène d'ici hey:
The Butcher : " Et pour vous ma petite dame, ce sera quoi ? "
The Victim : " Une bonne livre de tendon d'achille sauce américain siouplait. A consommer sur place"
Ca y'est je délire, c'est la fin.
Tiens en parlant de surplace...

Je comprends pourquoi Usain Bolt il aurait ja-mais pu battre le record du monde sans l'aide de ses équipementiers. Fastoche de trotter à 37km/h avec des semelles plates. Mais ils ont jamais pensé chez Puma à se diversifier dans la pompe pour greluches?

Je le rattraperai plus ce vieux, c'est mort. Voyons voir, il est au moins à, hmmmn, un bon 10 m de moi et la fin du pont est à, ffffff, 30 m. je suis pas hyper doué en calculs mais faut pas être Hubert Reeves pour piger que j'y arriverai pas en prem's.

Et encore, si j'atteins le bout de ce foutu pont sans me payer une rupture des croisés.
Je jure devant Saint-Amour en Beaujolais que je m'inscris au marathon des Sables 2010 si c'est le cas.
Ouais nan.
J'arrête les paris débiles. Surtout après une descente de Caipi' sans rappel. Je suis encore en train de la remonter celle-là.

Sans compter que ça c'est rien à côté de l'eye-liner. Faudra que je pense à demander combien ils ont de blessées/jour à l'oeil aux urgences à cause de ces merdes. Je me demande si Gemey a déjà été mis en examen pour coups et blessures involontaires par perforation de la cornée au mascara.
N'empêche, j'ai constaté que j'avais un vrai problème d'indépendance niveau moteur. C'est dingue je suis incap' de fermer un oeil en même temps que la bouche. J'ai eu l'air aussi con qu'un poisson rouge en train de bruncher devant le miroir. Heureusement j'ai toujours des Béta-bloquants dans ma pharmacie.
Le gloss c'était un peu plus facile mais bon j'ai des lèvres pulpeuses.... Mais qu'est ce que je raconte moi!
Oublie pas que tu t'appelles Robert mon pote. Et que Julia c'est pas ton prénom. En tout cas, ils m'ont dégoté la jupe originale qu'elle portait dans Erin Brokowitch, obligé. C'est pas de la fringue de récup' avec des coutures qui résistent à une tension pareille.

Quel con, mais quel con: je leurs avais dit "Si Cameron Diaz est cap' de courir sur talons aiguilles en plein hiver malgré 10 cm de neige, y'a pas de raison, moi aussi je peux le faire!"

Demain je résilie ma carte UGC. Depuis que je vais 10 fois par semaine au cinéma, il m'est arrivé que des embrouilles.




* inspiré d'une photo de Née Bulleuse ( http://www.myspace.com/spicylencieuxse)




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